11.07.2009

Une discussion avec Paul Andreu


Jeudi soir, lors du lancement d'AA, comme une groupie des beatles, je me suis précipité pour serrer la main de Claude Parent, Jean Nouvel, Philippe Starck, Edouard François, etc. une sorte de collection, car cet événement avec toutes ces personnalités, c'est exceptionnel.


C'est Paul Andreu >>> ICI qui m'a réservé l'accueil le plus chaleureux, une conversation avec des conseils dont je me souviendrai et que je garde pour moi.

Je veux juste partager ceci : quand, au cours de la discussion, nous lui avons demandé quelle était la satisfaction de travailler sur de si grands ensembles, il nous a répondu que ce travail n'apporte jamais de la satisfaction [c'est vrai qu'on n'arrive quasiment jamais exactement au résultat recherché] mais du bonheur.


11.06.2009

Impressionné par le retour d'AA

Impressionnant cet espace gigantesque pour la reprise de la revue légendaire qui a porté l'architecture moderne.


11.02.2009

AA est là !

Le voilà !!! Bon, visiblement depuis 1930, l'automne est une bonne saison pour AA, puisque le numéro 1 republié pour l'occase est paru en novembre 1930 (ouch ! c'est loin tout ça) et le numéro 7 spécial Perret (dont j'ai un reprint collector de 1990 je crois) date d'octobre 1932.


On va voir si sa conception sans concession, sera aussi audacieuse qu'à l'origine.

Auguste Perret : béton brut à tous les étages

C'est la deuxième fois que j'ai la chance de travailler sur un bâtiment d'Auguste Perret (la 1ere c'était quand j'étais collabo chez un ACMH et le bâtiment était la verrière de l'atelier du Maître rue Raynouard).
Cette fois ci c'est la rénovation d'un appartement au Havre... eh oui c'est une chance qu'on ne laisse pas passer.

Cette fois, j'ai à nouveau été surpris par cette architecture qu'on connait par coeur grâce aux revues et autres livres. A nouveau je me suis dit que cette archi était vivante et j'ai découvert le rôle de précurseur d'Auguste Perret dans l'histoire de l'architecture contemporaine.
Regardez l'extérieur. C'est austère, je sais, cela n'a rien de pittoresque. Cependant, en explorant ce bâtiment, de l'intérieur on est envouté par sa subtilité. Les habitants de ces appartements ne les quitteraient pour rien au monde et leur prix au mètre carré est très élevé.

Regardez les cages d'escaliers en béton brut (on se croirait dans un bâtiment de Tadao Ando) . L'ornement, c'est le calepinage. Le matériau est brut, naturel.
Qui oserait aujourd'hui faire cela dans des immeubles de standing.
Qui aujourd'hui oserait proposer en accession à la propriété ce type d'immeuble haut de gamme ?
Tout est conforme ici aux exigeances écologiques actuelles : densification d'un quartier, orientation, qualité des matériaux, isolation thermique, chauffage central.


Ah j'allais oublier le petit bonus ! Vous le savez peut-être mais mon grand-père (archi, aussi) était élève du maître. Il a d'ailleurs gratté sur l'ilôt 54. Quand il a proposé d'ajouter de la couleur, Auguste Perret lui a répondu : "les belles femmes n'ont pas besoin de maquillage" ;-)

10.24.2009

Moins classe c'est (beaucoup) plus chic


Ca fait environ 1 an et demi qu'au détours des magazines, revues, catalogues, livres etc. je constate qu'il y a une modification de la tendance.

Visiblement, on sent un ras-la-casquette du super-nickel sur toute la ligne. C'est vrai qu'on en a un peu assez de voir ces images donneuses de leçon...

Aujourd'hui, on s'autorise à présenter des intérieurs en désordre (comme à la maison, quoi !), même pour mettre en scène des meubles design : voir le catalogue de VITRA >>> ICI

Regardez bien cette photo, elle est très caractéristique. D'abord, l'ado se tient très mal dans la super slow chair. Ensuite, le radiateur est un vieux clou. La vitrine à droite a vraisemblablement été chinée chez Emmaüs. La fenêtre PVC à petits bois est proscrite chez toute personne se voulant de bon goût. Pourtant l'ensemble est simplement comme chez toi et moi, enfin je crois plutôt chez toi... (merci Thiéfaine)

J'aime beaucoup cette liberté car les choses existent par elles même. Chaque élément porte en lui sa propre histoire. C'est la création d'une ambiance très intime et protectrice : on accepte la vraie vie.

La prise multiple, le transformateur électrique, la vieille télé, la pile de journeaux, le vieux cliclac tâché, les fils électriques finissent par se faire accepter...